CL0SED divertissement et branlette cérébrale
Nos autres sites : CL0SED Football - CL0SED Web-Séries Nos pages : Programme TV - Contact

Archives de la catégorie ‘Télécommunication’

Musique en streaming sur Google

le 29 - octobre - 2009 1 commentaire

google-audioGoogle a dévoilé hier soir au siège de la maison de disques Capitol Records, sur Hollywood Boulevard, son service Google Music. Le géant des moteurs de recherche s’est associé aux services iLike (racheté par MySpace) et Lala.com pour lancer Google Music Search, un service qui intègre un module de streaming directement sur les pages des résultats de recherche affichés lorsque l’utilisateur recherche un nom d’artiste, de chanson ou un extrait de paroles. Si l’utilisateur clique pour écouter, un pop-up iLike ou Lala s’ouvre et joue la chanson voulue. Il est aussi possible d’accéder en un clic aux services d’écoute de Pandora, Rhapsody, et iMeem, ou d’acheter les titres sur iTunes ou Amazon

Google Music Search

517852Google Music Search, qui n’est pour le moment pas disponible en France, devrait largement satisfaire l’appétit des maisons de disques qui reprochent de longue date à Google de permettre à des sites de liens BitTorrent ou autres sites pirates d’arriver en tête des résultats. Avec cet accord, chaque stream effectué depuis les pages de résultats de Google sera rémunéré. Ce qui pourrait considérablement booster le chiffre d’affaires des maisons de disques.

En France, selon 20 Minutes, Google serait à la recherche de partenaires pour lui permettre d’offrir le même type de services…

Google Chrome OS pour les nuls

le 9 - juillet - 2009 1 commentaire

Google Chrome OSPlutôt que de tenter de vous sortir un article maladroit tentant de vous expliquer clairement ce qu’est Google Chrome OS, j’ai préféré vous partager cet article de Soline Ledésert via rue89… Ce soir, ma grand-mère apprendra ceci aux informations : au second semestre 2010, Google va sortir Chrome OS, un nouveau système d’exploitation « open source » destiné aux netbooks (les mini-ordinateurs portables). Les développeurs auront un aperçu de la bête dès la fin de l’année. L’annonce est sur le blog officiel de Google dans un billet signé Sundar Pichai, le vice-président chargé de la gestion produit de Google, et Linus Upson, le responsable ingénierie de Google. Chrome OS va ainsi concurrencer Windows, le système d’exploitation de Microsoft qui, depuis des années, a un quasi-monopole dans ce domaine. Mais ma grand-mère risque de ne pas y comprendre grand chose. Alors mamie, accroche toi, je vais t’expliquer tout ça.

    C’est quoi un système d’exploitation ?

microsoft_windows_xp_goldC’est un composant indispensable pour faire fonctionner un ordinateur, la plupart du temps vendu avec. Un peu comme une voiture qui a déjà un moteur quand tu l’achètes : tu peux en changer par la suite, mais c’est un peu compliqué. Le système d’exploitation se lance au démarrage de l’ordinateur et gère tous les programmes que tu utilises, que ce soit pour écrire un mail à tes amis, gérer les photos de ton petit neveu, noter l’anniversaire de papy dans ton agenda, etc. Il s’assure que la communication passe bien entre toutes ces applications et les composants matériels (l’écran, l’imprimante, la clé USB…).

Le système d’exploitation le plus utilisé sur les PC, c’est Windows, produit-phare de Microsoft, dont la dernière version s’appelle Vista. Pour les ordinateurs Macintosh, c’est MacOS, qui en est à sa dixième mouture (la X). Voilà pour le gros des troupes. Mais il existe encore des originaux, qui utilisent par exemple Linux, un système gratuit, conçu et entretenu par des passionnés d’informatique. Ils ne sont pas nombreux (3,5% des internautes passés sur Rue89 depuis un mois, par exemple) mais souvent très enthousiastes ! Ah oui, au fait : en anglais, système d’exploitation se dit « operating system », initiales OS. « Google Chrome OS », ça veut donc dire le système d’exploitation appelé Chrome de la marque Google.

    Pourquoi parle t-on autant de la sortie de Google OS ?

firefox-sexyUn de mes collègues informaticiens te dirait que tout ça n’est « qu’une opération marketing et que ça ne changera pas vraiment les choses, surtout pour ceux qui ont déjà un ordinateur »… et qui ne sont pas prêts à se lancer dans l’inconnu en changeant le moteur de leur voiture. Mais cette annonce de Google pourrait, à terme, entraîner une grande concurrence sur le marché des systèmes d’exploitation, ce qui est plutôt une bonne chose.

Quand le navigateur (le logiciel qui affiche les sites web) Firefox est apparu, il est devenu très populaire : 47% des internautes passés sur Rue89 le mois dernier l’utilisent, ils sont plus nombreux que ceux qui se servent d’Internet Explorer, le navigateur de Microsoft. Résultat : l’offre s’est diversifiée (on peut citer Safari ou Opera), et même Internet Explorer, décrié pour ses problèmes de compatibilité et de sécurité, a fait des progrès dans ses dernières versions. On s’attend aussi à une meilleure performance de ce nouveau système d’exploitation. Il devrait être, si Google tient ses promesses, « rapide » (notamment au démarrage), « simple et sécurisé », c’est-à-dire moins vulnérable aux virus. Sur ce dernier point, ça ne devrait pas être trop dur : les virus sont souvent conçus pour les systèmes d’exploitation les plus répandus (afin d’« infecter » un maximum de machines et de faire le plus de dégâts possible).

    Pourquoi Google OS est destiné aux netbooks, et pas à tous les ordinateurs ?

netbookLa stratégie de Google repose sur un pari : pour la firme, l’informatique passera de plus en plus par Internet. Déjà, on peut utiliser des services sur le Web pour la plupart des utilisations traditionnelles d’un ordinateur (écrire des textes, envoyer des mails, stocker ses photos, gérer son agenda). Google d’ailleurs déjà une serie de produits de ce type, de Google Mail à Google Documents en passant par Google Agenda. Les informaticiens ont un joli mot pour ça : le « cloud computing », « l’informatique dans les nuages ». L’ordinateur que tu utilises, ses performances et les logiciels qui sont installés dessus, deviennent moins importants.

Les netbooks, ces petits ordinateurs portables commercialisés depuis 2007 sont moins chers, mais aussi moins performants. On les achète souvent pour une utilisation de base : on peut donc imaginer se contenter des services en ligne… par exemple tous ceux proposés par Google. Et pour y accéder, quoi de mieux qu’un système d’exploitation conçu par Google, qui les intègre par défaut ? Il existe d’ailleurs déjà un navigateur créé par Google, Chrome (tout court), jugé très performant.

D’où un risque : celui de confier à Google une part de plus en plus grande de sa « vie numérique ». De devenir Googlodépendant, en somme.

    Pourquoi dit-on que Google OS sera basé « sur Linux » ?

linuxC’est un peu compliqué. Disons qu’un système d’exploitation, c’est un peu comme un oignon : il y a plusieurs couches. Pour Linux, il existe déjà de nombreuses versions (on parle de « distributions »). Et au centre, il y a un « noyau ». Le noyau que va utiliser Google OS, c’est celui de Linux. C’est pour ça que les informaticiens ne sont pas très impressionnés par la nouvelle : Google OS, c’est »Linux, mais avec un gros logo Google dessus », écrit par exemple Benjamin Ferran sur LeFigaro.fr.

Il y a deux semaines, Google avait déjà fait un premier pas dans le domaine du système d’exploitation, en annonçant l’adaptation pour ordinateurs de son système d’exploitation pour téléphone portable Android. Le groupe aura finalement opté pour un système d’exploitation totalement spécifique aux ordinateurs…

Google Chrome OS

source : www.rue89.com

Le Sénat adopte la loi Hadopi 2 en un après-midi

le 9 - juillet - 2009 2 commentaires

p2p-emuleAprès moins de cinq heures de discussion, le projet de loi « relatif à la protection pénale de la propriété littéraire et artistique sur internet », c’est-à-dire le volet sanctions de la loi Création et Internet, a été adopté par les sénateurs. A scrutin ouvert, sur 336 votants, 331 se sont exprimés : 189 pour, 142 contre. Une large majorité donc, mais loin du vote en première lecture, en octobre 2008, où le texte avait été adopté à 297 voix pour contre 15.
Dans la droite lignée de Christine Albanel, Michèle Alliot-Marie a souligné le caractère « pédagogique » et « dissuasif » du texte. Selon elle, ce nouveau texte « est cohérent, pragmatique en privilégiant la prévention et la dissuasion sur la répression », et sa toute dernière rédaction, plus « claire », « évite les ambiguités qui peuvent être source d’arbitraire ou de crainte d’arbitraire ». Pour le rapporteur de la Commission Culture, le sénateur UMP Michel Thiollière, « Internet donne l’illusion de la liberté et de la gratuité », et génère de nouvelles habitudes « qui se jouent des codes républicains auxquels nous sommes attachés ».

Une vision non partagée par les sénateurs socialistes, communistes et Verts qui ont défendu la dizaine d’amendements qu’ils avaient déposés. Notamment pour demander la suppression de la peine complémentaire (suspension de l’accès Internet pour une durée maximale d’un an pour délit de contrefaçon) et du recours à l’ordonnance pénale (procédure simplifiée, sans audience). Pour la sénatrice Verts Alima Boumediene-Thiery il s’agit d’un « bricolage juridique ». Ce texte, « pire que le précédent », cherche, selon elle, à « esquiver maladroitement et parfois de façon éhontée » la censure du Conseil Constitutionnel.

La procédure étant accélérée, les temps de présentation étaient limités à trois minutes. Peu de vrais débats donc. Les uns à la suite des autres, les 17 amendements ont été rejetés à l’exception de l’amendement 8 rect. bis qui «prévoit que toute personne suspectée ou poursuivie a le droit d’être informée des charges qui pèsent contre elle, et d’être assistée d’un défenseur. Il convient d’instituer dans le cadre de la procédure mise en œuvre par l’article 1er du projet de loi, un véritable droit de toute personne poursuivie à pouvoir faire valoir ses observations, au besoin en présence d’un avocat ».

Le texte va maintenant poursuivre son chemin à l’Assemblée Nationale, où il sera examiné à partir du 21 juillet. Comme pour la loi Création et Internet, le rapporteur du projet de loi sera le député Franck Riester.

source : www.ecrans.fr

Liberty surf : Les révolutionnaires


Le texte d’Hadopi version 2.0 est court. Très court : à peine 5 articles. Avec Michèle Alliot-Marie aux commandes, la Rue de Valois se retrouve dépossédée du dossier. Mais ce dossier, outre ce changement de commandant de bord, n’a plus rien à voir avec le projet Création et Internet. Initialement, celui-ci visait le P2P, taxé à l’aide de faibles études, d’être l’origine de tous les maux dans l’assèchement des ressources. Désormais, Hadopi 2 ou plutôt PPPLAI (pour Projet de loi relatif à la protection pénale de la propriété littéraire et artistique sur internet) devient un véritable bulldozer. La faute à son champ d’application.

Club internet : Brûler internet


L’intervention d’Alima Boumediene-Thiery (Verbatim)

Monsieur le Président, Madame et Monsieur le Ministre, Mes chers collègues,

Alima-Boumediene-ThieryLe texte, dont nous sommes saisis aujourd’hui, est le résultat du parcours chaotique de la loi HADOPI, dont le Conseil constitutionnel n’a pas maqué de souligner les graves insuffisances et les travers, dans sa décision du 10 juin 2009.

Cette décision est éclairante, à plus d’un titre :

  • Elle ne se contente pas de censurer un dispositif de riposte gradué, contraire au principe de la séparation des pouvoirs.
  • Elle affirme, également, la compétence de principe de l’autorité judiciaire, dans le respect des libertés individuelles, notamment en ce qui concerne les droits de la défense et la présomption d’innocence.

On aurait pu imaginer après cette décision du CC, que le nouveau texte présenté allait se conformer à ces sages prescriptions, et ainsi nous offrirait toutes les garanties du respect des droits, constitutionnellement protégés.

Or, je regrette de vous le, dire, mais le texte qui nous est présenté est pire que le précédent ! Au lieu de se conformer aux principes développés dans la décision du Conseil constitutionnel, il cherche à les esquiver, maladroitement et parfois même de manière éhontée…

La manœuvre est peu habile, puisqu’au final, ce texte est un ensemble de bricolages juridiques, indigestes et inapplicables. Il ne tire aucune conséquence de cette censure du CC !

Je souhaite vous donner 4 exemples de difficultés, que soulève la procédure mise en place pour juger des infractions de contrefaçon sur Internet, ou de négligence dans la surveillance de sa connexion internet.

Premièrement : la nature du pouvoir d’enquête de la commission de protection des droits de l’HADOPI.

Selon le projet de loi, une autorité administrative dite indépendante peut exercer des prérogatives, normalement dévolues au juge judiciaire, au mépris du principe de séparation des pouvoirs ! La question est simple : les membres, de la commission de protection des droits, ont-ils des pouvoirs de police judiciaire qui leur permettent de constater des infractions et d’en récolter la preuve ?

- L’exposé des motifs du projet de loi dit, de manière explicite, que les membres de la commission ont des pouvoirs de police judiciaire.

- Or,devant la commission des affaires culturelles, le Garde des Sceaux nous dit, je cite : « il n’y a pas lieu de reconnaître à ces agents une habilitation aux pouvoirs d’enquête de police judiciaire dans la mesure où ils n’ont pas vocation à prononcer de mesure répressive ».

Cette contradiction révèle un malaise profond, pour ne pas dire de réelles difficultés. On se demande, qui croire ? L’exposé des motifs du projet de loi ou le Ministre chargé de le défendre ?

Dans les deux cas, il y a manifestement une entorse au principe de la séparation des pouvoirs :

  • Soit ces agents ont des pouvoirs de police judiciaire, et dans ce cas il faut donner au juge la possibilité de contrôler leurs opérations,
  • Soit ils n’ont aucun pouvoir de police judiciaire, et dans ce cas, leurs constatations ne valent pas plus que celles d’un enquêteur privé, qu’à juste titre, notre justice répugne à considérer comme des auxiliaires de justice !

Il est donc absurde de dire, que leur procès-verbal fait foi, jusqu’à preuve du contraire : en effet, c’est donner à ces agents des pouvoirs de police judiciaire, que la Garde des Sceaux leur a explicitement refusé devant la commission des affaires culturelles ! Au passage, je rappelle à notre Garde des Sceaux que la qualité d’officier, ou d’agent de police judiciaire, ne donne pas compétence pour prononcer des mesures répressives, comme elle l’a sous-entendu dans ses propos devant la commission des affaires culturelles. C’est le rôle du juge de prononcer de telles mesures, et vous l’avez appris à vos dépends, lors de la décision du Conseil Constitutionnel du 10 juin 2009.

Les pouvoirs de police judiciaire ont un autre objet :

Faire respecter la régularité de la procédure et les droits du prévenu ! C’est l’équilibre même de la procédure pénale qui en dépend, et qui est indispensable à tous procès équitable. Dans la procédure que vous nous proposez, il n’y a aucun encadrement de la constatation des infractions. Ni juge, ni officier de police judiciaire. Une personne, simplement assermentée, peut mener des actes d’investigation, allant jusque la saisie de données, je le rappelle, sans qu’une seule fois, un juge, en soit tenu au courant !

Madame la Ministre, vous avez cité les agents de la CNIL : mais vous oubliez de dire que, ces agents agissent sous l’autorité du procureur de la République, qui peut s’y opposer !

Votre projet de loi préfère sacrifier les droits fondamentaux sur l’autel de l’efficacité et du chiffre !

Ainsi, la politique du chiffre nous revient, et c’est absolument scandaleux ! Ce texte fait fi des principes constitutionnels, pourtant rappelés par le Conseil constitutionnel dans sa décision du 10 juin, pour confier à des entreprises privées, le soin de récolter des preuves qui relèvent normalement du pouvoir judiciaire ! Cela a des conséquences importantes dans la procédure qui s’en suivra : la compétence du juge qui devra statuer se retrouve donc liée, puisque il ne pourra se prononcer que, sur la base des éléments qui lui auront été fournis par l’HADOPI: des preuves dont la récolte n’aura pas été contrôlée, et dont la loyauté est douteuse, en l’absence de contrôle judiciaire ! C’est une méthode qui est dangereuse pour les libertés publiques, puisqu’elle organise en réalité le « muselage » des juges, au profit d’officines privées !

Madame la ministre, nos juges ne sont pas des chambres d’enregistrement, ni les pourvoyeurs d’une justice expéditive et secrète ! Ils sont l’incarnation du pouvoir judiciaire, et à ce titre, les garants des libertés individuelles en vertu de notre Constitution !

Mes chers collègues, ce texte est un bricolage juridique qui n’a d’autre but, que de sauver les meubles, dans la précipitation et l’impuissance à trouver une solution, aussi respectueuse des droits de la défense, que de ceux, des auteurs et leurs ayants droits. Cet équilibre, nous aurions peut-être pu le trouver au sein de la Commission des lois, si celle-ci, dont je suis membre, avait été saisie, au moins pour avis !

Or, vous avez soigneusement évité de consulter au fond la commission des lois, pour une raison simple : vous connaissez notre méfiance à l’égard des procédures expéditives, qui trop souvent s’assoient sur les principes constitutionnels.

Deuxièmement : l’absence de garanties d’un procès équitable

Dans votre texte, la personne qui est poursuivie ne pourra pas automatiquement être entendue, par les membres de la commission de protection des droits. En effet, il prévu que cette commission « peut » recueillir les observations des personnes mises en cause. Il s’agit donc d’une possibilité, qui repose sur le bon vouloir de cette commission, au gré de son humeur et du nombre d’affaires à traiter !

Certains auront droit de s’exprimer, et d’autres pas : en somme, des garanties à géométrie variable !

Mes chers collègues, le principe du droit à un procès équitable commande, que toute personne mise en cause, soit convoquée afin de faire valoir ses observations et, soit informée des charges qui sont retenues contre elle (article préliminaire du code de procédure pénale). Ainsi le veut, non seulement l’article préliminaire du code de procédure pénale, mais également l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’Homme ! Et les principes directeurs du procès équitable ne s’appliquent pas, seulement, au prononcé d’une sanction. Ils irriguent toute la procédure en amont, qu’elle soit pénale, administrative ou fiscale ! En conséquence, la procédure, que vous nous présentez, ne respecte pas le droit à un procès équitable.

Troisièmement : la violation du principe de la présomption d’innocence

Dans le cadre de la procédure prévue, ce n’est plus le Parquet qui instruit, mais une autorité indépendante ! Le juge est écarté, et l’HADOPI agit comme une autorité, investie de pouvoirs d’enquête, au mépris du principe de la présomption d’innocence. En effet, il est prévu que la culpabilité de la personne est établie sur la base de constats d’infractions, portés sur un procès-verbal. Ce même procès verbal est réputé, par votre texte, faire foi jusqu’à preuve du contraire. Donc, il faut en déduire que, la personne poursuivie doit apporter la preuve contraire. Or, en droit pénal, ce n’est pas, à la personne poursuivie, d’apporter la preuve de son innocence : c’est justement ce que signifie « la présomption d’innocence » ! C’est au Parquet, de fournir les preuves de la culpabilité, et il faut se rendre à l’évidence : il est totalement absent de votre dispositif !

Votre système organise un renversement complet de la charge de la preuve, qui est contraire à l’article 9 de la Déclaration de 1789.

Quatrièmement : le recours abusif à la procédure simplifiée

Le recours à l’ordonnance pénale pour juger les infractions de contrefaçon est un non sens absolu.

C’est même, à mon avis, un détournement de procédure que d’y recourir ! Ceux qui ont lu, les propositions de la Commission sur la répartition des contentieux, présidée par Monsieur Guinchard, savent que le développement de telles procédures ne sont pas recommandées. Nous avons d’ailleurs, dans le cadre de la loi de simplification du droit, repoussé le recours à de telles procédures, dans l’intérêt d’une bonne administration de la justice dans plusieurs contentieux.

Le Gouvernement connaît la méfiance de la Commission des lois du Sénat, à l’égard de ces procédures expéditives, et c’est certainement, une raison supplémentaire, pour laquelle, la Commission des Lois a été simplement écartée, de l’examen de ce projet de loi ! Ces ordonnances pénales sont habituellement réservées aux infractions « simples et parfaitement constituées ». Comme les infractions routières : en général, il n’y a pas de doute sur la culpabilité de l’auteur de l’infraction, par exemple grâce à un éthylotest, et aucune ambiguïté sur l’identité de l’auteur, et l’imputabilité de l’infraction : c’est souvent celui qui conduisait la voiture qui souffle dans le ballon pour constater le taux d’alcoolémie et donc l’infraction ! Mais dans le cas de la contrefaçon sur Internet, les choses ne sont pas aussi évidentes ! En l’occurrence, le support, qui permettra au juge de rendre son ordonnance pénale, est le procès verbal, établi par la commission de protection des droits, qui est loin de présenter toutes les garanties de fiabilité : par exemple, il n’y a aucune certitude sur l’identité de l’auteur, vous le savez, puisque n’importe qui peut s’emparer d’une adresse IP…

Les logiciels visant à pirater les adresses IP sont d’ailleurs déjà disponibles !

Le juge ne disposera d’aucun élément lui permettant de statuer, autres que ceux fournis par le procès verbal. Il ne cherchera donc pas plus loin, et prononcera les peines de manière quasi-automatique. Ainsi, Il s’agit d’une présomption de culpabilité, contraire à notre droit, puisque le juge n’exerce, in fine, aucun contrôle sur l’établissement de la culpabilité. Cette procédure est également contraire au principe de proportionnalité : comment serait-il possible de rendre une décision, dont la peine serait proportionnelle à la gravité de l’infraction, si, ni l’identité de l’auteur n’est établie avec certitude, ni la véracité de l’infraction est incontestable ? Mais chers collègues, nous voyons bien qu’en réalité, il s’agit d’organiser une justice expéditive, afin de permettre au juge, de rendre toujours plus d’ordonnances pénales…

En somme, faire de l’abattage judiciaire !

Selon les statistiques à notre connaissance, un juge rend environ 120 ordonnances pénales par semaine, soit 15 000 environ par an. Et c’est pour ces raisons, que l‘ordonnance pénale a été choisie : pas de présence du prévenu, pas de droit à la représentation, bref, une justice au rabais. En principe, le système du juge unique permet de mieux prendre en compte les droits de la défense de l’individu : il existe une confrontation, et donc une présence physique de l’individu, apte à assurer sa défense. Mais il reste que, ce dispositif est une dérogation au principe de collégialité, laquelle constitue un rempart contre la justice secrète, ou les égarements individuels de juges, et donc une garantie de justice équitable.

Mes chers collègues,

Nous devons réellement nous demander, à qui va bénéficier ce projet de loi ? Un CD à 15 euros, dont le prix de revient réel est de 7 euros, rapporte exactement 70 centimes aux auteurs. Quand ils sont 5, cela fait 14 centimes pour chaque artiste intervenant dans ce CD : n’y a-t-il pas d’autres chantiers, pour mieux valoriser leur travail, que la régulation pénale et répressive ?

Permettez-moi de vous le dire en toute franchise : ce texte est une insulte !

Une insulte à l’égard des juges, une insulte à l’égard de nos règles constitutionnelles, en matière de présomption d’innocence et de droit à un procès équitable, et enfin, une insulte à l’égard des parlementaires, saisis d’un texte mal rédigé, incomplet et inconstitutionnel.

Donnez-nous la possibilité de modifier ce texte par voie d’amendements, afin de le rendre acceptable.
A défaut, le Conseil constitutionnel s’en chargera !
Je regrette, mais en l’état, les élus Verts ne peuvent pas le soutenir…
Je vous remercie.

source : www.numerama.com

Chapeau bas si vous avez lu jusqu’ici,
maintenant vous avez compris que le piratage c’est le mal !

Twitter envahit World of Warcraft

le 7 - juillet - 2009 1 commentaire

tweetcraft-Twitter-WoWLes 11 millions et plus de joueurs abonnés à World of Warcraft peuvent désormais installer dans le célèbre MMO une version dédiée de Twitter. TweetCraft, version open source officieuse de l’outil de socio-communication de plus en plus populaire permet de recevoir et poster des « tweets » directement à partir de World of Warcraft. Développé par Coding4Fun, TweetCraft permettra au joueur de réaliser les mêmes actions qu’il peut faire sur Twitter : répondre à un message, suivre l’actualité, découvrir les dernières tendances ou retweeter (= republier) une information. Il est même possible de publier des captures d’écran de jeu directement sur Twitpic. TweetCraft se connecte automatiquement au réseau Twitter au lancement de WoW et poste accessoirement les « victoires » acquises pendant son aventure. TweetCraft vous permet anéfé (je ne m’en lasserai jamais…) de publier vos informations comme : l’obtention d’un haut-fait, votre arrivée dans une nouvelle région du jeu ou encore votre entrée dans une instance, un champ de bataille ou une arène… Une application assez pratique pour les joueurs, puisque toutes vos conversations sont centralisées en un seul endroit : les différents canaux du jeu, notamment le canal guilde, et votre flux Twitter. Actuellement disponible sous Windows en version 1.0, TweetCraft devrait également être développé sur Mac. En revanche, aucun portage sur Linux n’est prévu, dans la mesure où le jeu phare de Blizzard n’est pas supporté nativement par les différentes distributions.

TweetCraft
Client Twitter pour World of Warcraft


Twitter sera également incorporé dans Champions Online, un autre jeu Massivement Multiplayer Online en cours de développement par le studio Cryptic pour l’éditeur Atari. Microsoft a annoncé lors du salon E3 le mois dernier que la Xbox 360 serait prochainement compatible avec les réseaux sociaux comme Facebook et… Twitter.

Télécharger TweetCraft en cliquant ici

Commentaires récents

Au départ, CL0SED est un site créé pour les potes. Vous êtes de plus en plus nombreux à venir re-découvrir : des Animations, des Pubs, des Clips, des Buzz, du Sport, des vidéos en tout genre, etc... Juste un moment de divertissement et de branlette cérébrale gratuit pour tous...

Articles récents