La loi HADOPI sera votée coûte que coûte par (entres autres) les députés présents dans la vidéo ci-dessous, malgré son rejet par 60% de la population (IFOP), par un nombre croissant d’artistes et en dépit de ses dispositions dangereuses et absurdes. La loi HADOPI est fondée sur une méconnaissance irresponsable des principes fondamentaux du monde numérique. Pour Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée : « Ce n’est désormais plus la teneur de ce texte qui est en cause. Ce qui importe c’est le problème politique créé par son rejet surprise et par le comportement absurde de l’opposition ». Cet aveuglement coupable est partagé par le législateur et les nouveaux moines copistes qu’il défend. L’objectif de la loi, qui est de dissuader le partage d’œuvres entre particuliers, part du postulat que « pirater tue », que « télécharger c’est piller », en somme que le partage est assimilable à du vol. Ce mensonge sera inévitablement, à l’instar de la loi HADOPI et de ses défenseurs, balayé par l’Histoire.
Le Peer 2 Peer c’est quoi en fait ?
Les systèmes peer to peer, (peer-to-peer, peer 2 peer, pair-à-pair, p2p) permettent à plusieurs ordinateurs de communiquer via un réseau, de partager simplement des objets – des fichiers le plus souvent, mais également des flux multimédia continus (streaming), le calcul réparti, un service (comme la téléphonie avec Skype), etc. sur Internet. Le Peer 2 Peer a permis une décentralisation des systèmes, auparavant basés sur quelques serveurs, en permettant à tous les ordinateurs de jouer le rôle de client et serveur. En particulier, les systèmes de partage de fichiers permettent de rendre les objets d’autant plus disponibles qu’ils sont populaires, et donc répliqués sur un grand nombre de nœuds. Cela permet alors de diminuer la charge (en nombre de requêtes) imposée aux nœuds partageant les fichiers populaires, ce qui facilite l’augmentation du nombre de nœuds et donc de fichiers dans le réseau. C’est ce qu’on appelle le passage à l’échelle.
| Un réseau de type client-serveur. | Un réseau pair-à-pair. |
L’utilisation d’un système Peer-to-Peer nécessite pour chaque nœud l’utilisation d’un logiciel particulier. Ce logiciel, qui remplit alors à la fois les fonctions de client et de serveur, est parfois appelé servent (de la contraction de « serveur » et de « client », due à Gnutella), ou plus communément mais de façon réductrice, « client ». C’est là l’origine du terme pair (de l’anglais : peer) que l’on trouve dans pair-à-pair : les communications et les échanges se font entre des nœuds qui ont la même responsabilité dans le système. Le modèle pair-à-pair va bien plus loin que les applications de partage de fichiers. Il permet en effet de décentraliser des services et de mettre à disposition des ressources dans un réseau. Tout nœud d’un réseau pair-à-pair peut alors proposer des objets et en obtenir sur le réseau. Les systèmes Peer-to-Peer permettent donc de faciliter le partage d’informations. Ils rendent aussi la censure ou les attaques légale ou pirate plus difficiles. Ces atouts font des systèmes Peer-to-Peer des outils de choix pour décentraliser des services qui doivent assurer une haute disponibilité tout en permettant de faibles coûts d’entretien. Toutefois, ces systèmes sont plus complexes à concevoir que les systèmes client-serveur. Des propositions utilisant le modèle Peer-to-Peer sont applicables à plus ou moins long terme pour ne plus utiliser de serveurs, entre autres pour :
- les DNS;
- la mise à disposition de logiciels (distributions Linux comme la Mandriva, mises-à-jour Microsoft, World of Warcraft, etc.) ;
- diffuser des contenus multimédia (streaming);
- les logiciels de messagerie en ligne (skype).
L’application la plus connue actuellement reste cependant le partage de fichiers par le biais de logiciel à la fois client et serveur comme eDonkey/eMule (protocole originel eDonkey), FastTrack (utilisé par KaZaA), etc… Toutefois, les systèmes Peer-to-Peer décentralisés ont plus de difficultés que les systèmes client-serveur pour diffuser l’information et coordonner l’interconnexion des nœuds, donc assurer des faibles délais aux requêtes. C’est pourquoi sont apparus des systèmes pair-à-pair qui imposent une structure entre les nœuds connectés, afin de garantir des délais de communication faibles : il s’agit des systèmes décentralisés structurés. Ces systèmes s’inspirent de structures de graphes pour interconnecter les nœuds. Ils ont ainsi pu se passer de serveurs pour assurer une répartition de la charge parmi les nœuds en terme :
- de trafic de contrôle reçu et envoyé par chaque nœud, ce qui revient à limiter le nombre de nœuds auxquels est connecté chaque nœud ;
- de nombre de requêtes transmis à un nœud ;
- de responsabilité pour l’accès aux objets partagées dans le réseau.
Enfin, ces systèmes permettent souvent d’utiliser un routage proche de celui du graphe dont ils s’inspirent, diminuant ainsi le nombre de messages de requêtes transitant dans le réseau. Le Peer to Peer ne doit pas être confondu avec la notion de liaison point à point (Point-to-Point en anglais), ni avec le protocole point à point (PPP).
L’application la plus répandue du pair-à-pair est le partage de fichiers. L’avènement des connexions à Internet à haut débit (ADSL notamment) sans limite de temps a contribué a cet essor. Chaque internaute est un pair du réseau et les ressources sont des fichiers. Chacun peut donc partager ses fichiers et télécharger les fichiers des autres. Ces systèmes s’avèrent très efficaces y compris quand il s’agit d’échanger des données de gros volumes. Parmi les applications les plus utilisées, on peut distinguer BitTorrent et eMule.






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Posté le 1 mai, 2009 à 9 h 21 min
Maillard Hebdo a dit:
Hadopi : Appel aux députés UMP – Démocratie en Danger !
Je viens de mettre une image anti Hadopi. N’hésites pas à la reprendre si tu veux.
Sympathies,
Eric
Posté le 1 mai, 2009 à 21 h 40 min